En campagne Anglaise, l'agitation règne dans une petite maison au vieu toit de chaume : des cris, des pleurs, de quoi effrayer n'importe quel voisin, mais il n'y en avait pas.
A l'intérieur, une femme, les mains sur le visage, pleure. De temps à autre, ses doigts s'écartent pour laisser voir des yeux bleux d'une clarté incroyable embués de larmes derrière un rideau de cheveux bruns. A ses côtés, un homme : probablement son mari. Lui ne pleurait pas, mais son visage crispé montrait à la fois l'inquiètude et la peur : une peur terrifiante... Ses yeux verts ne pouvaient trahir l'horreur qu'il avait pu vivre plus tôt. Il passa sa main dans ses cheveux blonds avant de prendre la parole.
- Anne, je... je ne savais pas quoi faire. Ils m'ont emmené avec eux, ils me sont tombés dessus au moment où je suis sorti du bureau. Je me souviens juste avoir été assomé pour ensuite me retrouver dans un endroit lugubre, une sorte de cachot. Il déglutit, cette histoire ne lui était pas facile à raconter. Au bout de quelques instants, trois d'entre eux arrivèrent et me conduisirent jusqu'à lui. Il me fit un chantage terrible auquel j'ai du céder, mais je te prie de me pardonner mon amour. La femme continuait de pleurer : de peur, de tristesse, de colère, mais l'homme continuait de parler, son épouse devait savoir. Il m'ordonna de me joindre à lui en précisant que si je refusais, il vous tuerait : toi et la petite. Comprends que je ne pouvais sacrifier les deux choses les plus précieuses à mes yeux. Il m'a alors marqué, de la même façon qu'il a marqué tous les autres avant moi.
En prononçant cette dernière phrase, l'homme releva la manche gauche de son pull laissant apparaître la marque des ténèbres fraîchement tracée. A cette vision, celle qui portait le nom d'Anne se figea. Plus aucuns sanglots ne s'échappaient de sa bouche, plus aucunes larmes ne coulaient de ses yeux. Cette révélation la détruisit. Non ce n'était pas possible ! Son mari ne pouvait pas être un mangemort, cette idée pour elle était inconcevable.
- Jonathan... Mais... Pourquoi nous, qu'avons-nous fait ?
- Je suis le directeur du bureau des aurors, grâce à moi ils peuvent savoir tout ce qu'il se passe. C'est pour avoir dans leur camp la personne à même de leur donner toutes les informations pour qu'ils puissent se protéger.
- Alors nous sommes du mauvais côté à présent ?
- Je t'interdis de dire « nous ». Je suis un mangemort, pas toi, et surement pas Angélique ! Ma fille ne sera jamais du côté maléfique.
Angélique, leur enfant, leur bien le plus précieux à tout les deux, dormait à l'étage, dans son petit berceau. Sa naissance datait d'il y a peu, elle ne pouvait comprendre le malheur qui venait de s'abattre sur sa famille. Elle se reposait paisiblement, son visage d'ange délicatement posé sur son oreiller. Personne ne pouvait le prévoir, mais cette petite fille allait être dôtée de dons exceptionnels.
(Pour cause d'incohérence avec la suite, j'ai du modifier deux éléments à mon histoire, ne vous inquiété pas ce n'est pas grand chose, mais je vous conseillerais de relire pour comprendre ensuite. Les modifications se trouvent à la fin de cet article et sur la date du rendez-vous entre Jonathan et Dumbledore merci)